©Eric Houdas

Traversée par la rivière La Thironne, la commune de Méréglise doit son nom à la forme latine Mater Ecclesia, attestée dès le XIIIᵉ siècle, qui signifie « église-mère » ou « église fondatrice d’autres églises ». L’association populaire entre le menhir et l’église est vraisemblablement à l’origine de cette appellation traditionnelle. Pendant la Révolution française, la commune prit le nom de La Reusse, du nom du vallon et du ruisseau qui traversent son territoire.

Méréglise apparaît également dans l’œuvre de Marcel Proust sous le nom légèrement transformé de « Méséglise », située « du côté de chez Swann », l’un des célèbres chemins de promenade du narrateur. L’écrivain n’a toutefois jamais décrit le château de Méréglise.

Le château de Méréglise a été construit par la famille Desperais, originaire de Senonches. Les travaux débutèrent en 1729 et s’achevèrent en 1730. Il fut édifié à l’emplacement d’une importante ferme fortifiée, probablement incendiée, plutôt que sur celui d’un ancien château féodal. Il subsiste encore aujourd’hui les vestiges d’une ancienne chapelle. Vers 1768, le domaine fut acquis par la famille des Ligneris, originaire de Fontaine-la-Guyon. En 1908, le château fut donné, et non vendu, à la suite d’une histoire familiale particulièrement douloureuse. Les façades et les toitures des deux châtelets, ainsi qu’une partie de celles du corps de logis, sont inscrites à l’inventaire des Monuments historiques.

L’église Notre-Dame, principal édifice patrimonial de la commune, est de style roman, à l’exception de son clocher, édifié en 1689. Elle abrite un important mobilier classé au titre des Monuments historiques : un monument funéraire et une dalle funéraire, plusieurs statues en bois peint, un groupe sculpté représentant les Trois Marie, un lutrin, un retable ainsi qu’une cloche du XVIᵉ siècle.

À proximité du village se trouve la fontaine guérisseuse des Trois Marie, dont seuls quelques rares habitants connaissent encore aujourd’hui l’emplacement. Une petite chapelle y était autrefois édifiée, faisant de ce lieu un ancien site de dévotion populaire.

La commune possède également un lavoir restauré, une mare et deux étangs, dont l’étang Marcel Huart, apprécié des amateurs de pêche.

Les habitants de Méréglise sont appelés les Méréglisiens et les Méréglisiennes.

« Car il y avait autour de Combray deux « côtés » pour les promenades, et si opposés qu’on ne sortait pas en effet de chez nous par la même porte, quand on voulait aller d’un côté ou de l’autre : le côté de Méséglise-la-Vineuse, qu’on appelait aussi le côté de chez Swann parce qu’on passait devant la propriété de M. Swann pour aller par là, et le côté de Guermantes. » Marcel Proust.